Archive for Pétition

À qui appartient la plage à la Réunion ?

À l’Hermitage, la plage disparaît et le tonnerre gronde.

Après des années de laxisme, des investissements ont eu lieu (rondavelles, barrières et plots de défens, toilettes, poubelles, parkings vélos, etc.) mais le contrôle de certains occupants reste lâche et la concurrence acharnée : c’est souvent à qui clôturera le plus de place au plus près de la mer. À ce jeu-là, point de gagnant ; la mer a toujours le dernier mot.

Le droit du Sol sur le littoral réunionnais semble plus complexe que partout ailleurs en France si on en croit ce mémoire de droit public datant de 2012 et disponible sur le Net. En résumé, le terrain qui appartenait à l’État et ne pouvait pas être cédé… a quand même été partiellement confié, vendu, laissé, à une époque antérieure au cadastre de l’île. Pour ne rien arranger, une voie ferrée y a été exploitée puis retirée et le trait de côte bouge.

Tout ça ne démoralise pas le collectif Rend a nou la plage qui a déjà interpellé nos élus et qui produit en continu un superbe travail d’information pour que la plage retrouve sa vocation de zone de loisirs pour tous.

Si la destruction de plages ou la pollution de ravines vous révolte, si vous pensez qu’une route, une digue ou une carrière est inadaptée, si vous êtes témoin d’une pollution (unique ou régulière), Surfrider Europe propose de vous accompagner dans la protection de votre environnement ; ce programme s’appelle Gardiens de la Côte. Il est ouvert à tous, adhérents, sympathisants (ou pas)… Il ressemble à ce que fait, de son côté, le collectif Rend a nou la plage mais pas non plus en un claquement de doigts : accrochez-vous, il vous faudra autant de volonté pour en exploiter totalement tous les outils (lobbying, actions médiatiques ou en justice, etc.). L’inscription se fait directement sur le site ou auprès de l’antenne régionale.

Appel de l’océan pour le climat

OceanForClimate

Silencieusement, l’Océan subit les changements climatiques. La vie y est perturbée.

Nos coraux, nos poissons, n’avaient pas besoin de ça.

À l’issue de la Conférence Climat Paris 2015 (COP21), il  est absolument nécessaire d’obtenir un accord ambitieux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un accord qui prend en compte la voix de l’océan.

Un Océan en bonne santé, c’est un climat préservé. Ensemble, faisons entendre la voix de l’Océan !

— 13521 signatures récoltées du 8 juin au 17 août 2015.

Someone’s missing?

Pas de spots sans pratiquants.
Surfeurs, avec ou sans board, avec ou sans voile, protégez vos vagues, signez notre pétition ! #someonesmissing

— Moins de 2000 signatures en 4 mois ! Le surf et les autres usages de la mer seraient-ils moins importants que le plancton et les baleines ? Un océan sans pratiquants, c’est un océan qu’on ne connaît pas et qu’on ne pourra pas protéger. Mobilisons-nous !

Pêche en eau profonde

Vous avez surement reçu et lu la publication de Pénélope Jolicœur sur la pêche en eau profonde.

Voici les dernières nouvelles par l’équipe Bloom :

« Vous l’avez vu dans la presse : nous avons perdu le vote du 10 décembre sur l’interdiction du chalutage profond à quelques voix.

Mais la liste de vote était confuse car il fallait en réalité d’abord REJETER le premier amendement de façon à pouvoir voter l’interdiction du chalutage profond. […] De nombreux députés se sont trompés et ont adopté l’amendement au lieu de le rejeter. Parmi eux, figuraient certains de nos « champions » qui avaient publiquement défendu l’interdiction du chalutage profond. Dès qu’ils se sont rendu compte de leur erreur, ils ont fait rectifier leur vote.

Résultat ?
Nous avons gagné à 343 votes contre 330 !
Mais… cette victoire ne peut pas être prise en compte d’un point de vue légal. Il n’existe aucun recours. […] C’est une situation incroyable.

[…] Mais cela prouve aussi que nous aurions dû gagner, que nous avons gagné ! Notre mobilisation a eu des résultats concrets et ce n’est que le début :
– Une semaine avant le vote, le 2 décembre, CASINO annonçait l’arrêt des ventes d’espèces profondes en janvier 2014,
– La veille du vote, le 9 décembre, CARREFOUR annonçait une mesure similaire qui serait mise en place d’ici juin 2014,
– Quelques heures après le vote, Intermarché publiait sur sa page Facebook que sa flotte souhaitait désormais éviter de cibler les espèces profondes.

Votre mobilisation a convaincu les acteurs économiques d’agir là où les élus échouent. Nous reviendrons vers vous d’ici quelques jours pour vous donner des indications concrètes pour les étapes suivantes.

D’ores et déjà, visons un million de signatures à notre pétition pour faire connaître nos attentes au gouvernement français.

La France […] peut négocier avec les industriels (surtout Intermarché) la période de transition pour sortir du chalutage profond et proposer une interdiction de cette méthode de pêche au Conseil d’ici 3 ou 4 ans […].

Continuez à partager notre pétition sur les réseaux, likez notre page Facebook, suivez-nous sur Twitter et rejoignez-nous en devenant membre pour seulement 10 euros par an ici : http://www.bloomassociation.org/nous-soutenir/. »

Victoire en demie teinte, donc. Il faut rester mobilisés.
Si le thème de la surpêche vous intéresse et que vous souhaitez en savoir plus, un bon début pourrait être l’article d’Antonia Leroy sur Le NouvelObs.com.

 

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