Archive for 21 septembre 2015

Est-ce la houle qui emporte nos plages ?

Filaos déchaussé (merci Thierry Peres)

Vous l’avez tous lu dans les journaux ou sur le Web : après les fortes houles de la semaine dernière, une portion de la plage de l’Hermitage a été interdite à cause des risques dus à la perte d’une grande quantité de sable.

Attention aux raccourcis ! Il serait tentant de penser que la houle emporte le sable. C’est un peu plus complexe.

Ce sable, d’où vient-il ? Il vient un peu du fond du lagon ; il vient surtout de la barrière de corail (ceux qui en doutent ou voudraient plus de détail peuvent observer le sable à la binoculaire avec l’équipe du sentier sous-marin de la réserve marine).

Par quel miracle ce sable se retrouve-t-il sur la plage ? Ce n’est pas le vent : le vent de terre souffle du mauvais côté ; le vent de mer aurait bien du mal à faire sortir les grains de sable du fond de l’eau. Ce n’est pas la pluie qui a plutôt tendance, elle, à faire couler notre sable de la plage vers le lagon et l’océan. Il y a un peu de transport latéral : les vaguelettes réussissent à arracher des grains de sable à leur plage pour les accumuler plus loin ; c’est comme ça qu’est née la plage de l’Autre Bord à St-Gilles. Mais la plus grande partie du sable, ce sont les fortes houles qui le déposent sur la plage.

Alors pourquoi est-ce que ça n’a pas fonctionné cette fois-ci ? Peut-être, notre barrière produisant moins de corail, elle produit  moins de matériaux ; peut-être la végétation sur les plages est-elle moins efficace pour retenir les grains de sable ; peut-être les pluies de saison sèche ont-elle conduit trop de sable au large ; etc. Certains mécanismes sont plus complexes : en tassant le sable de haut de plage, on crée parfois une sorte de perré qui renvoie la houle (et le sable) au large.

Bref. Les causes peuvent être très variées et dépendent des conditions locales mais surtout, ne trouvez PAS NATUREL que les fortes houles rognent nos plages !

Act for the Ocean

Act for the Ocean

Début décembre 2015, la COP21, 21ème conférence des parties sur les changements climatiques, aura lieu à Paris pour trouver une réponse internationale à ce défi.

Dans ce cadre, Surfrider Foundation Europe organise une campagne de sensibilisation sur le changement climatique : le
Surfrider Campus Tour.

L’étape réunionnaise, Act for the Ocean! se déroulera le 26 septembre prochain derrière la Rondavelle 46, sur le parking en face de la Gendarmerie de        St-Leu, entre 10 et 17h avec les associations Page Facebook de Slack’r, Page Facebook de Libertalia Rugbeach Club, Site Web de Globice et Blog de l’antenne réunionnaise de Greenpeace.

Au programme : tournoi amateur de beachrugby, initiation à la slackline, activités autour de l’océan…
Tout le monde est invité à participer ! N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour inscrire votre équipe.

On dirait que quelque chose se prépare sous les filaos

Sous les filaos de St-Leu, 5 représentants de SRF, Slack'R et Libertalia repèrent le terrain.

SRF, Slack’R et Libertalia repèrent le terrain.

C’est toujours plus drôle quand on n’est pas tout seul. Surfrider la Réunion s’associe à Slack’R et Libertalia, des associations de promotion de slack line et de beach rugby, mais aussi Globice et Greenpeace, pour vous proposer une journée de plage à Saint-Leu.

Plus d’infos ici même, dans les heures qui viennent (et déjà sur notre page Facebook).

Les lobbies pro-nature pèsent peu ? Ils pèseront bientôt encore moins

Qui a rencontré la Commission européenne à huit [sic] clos durant ses 597 réunions sur le TTIP (TAFTA) ? 88% de lobbies industriels et 9% de groupes d'intérêts publics !

Qui a l’oreille de Bruxelles ?

Votre petite asso Surfrider Foundation Europe vous permet d’agir localement. Elle vous représente aussi auprès des plus hautes instances. C’est notamment le travail d’Antidia Citores, que vous pouvez suivre sur Twitter.

Mais seul, on n’est pas grand chose. Surfrider fait donc aussi partie de la fédération française des association de protection de la Nature et de l’Environnement, France Nature Environnement (FNE).

Récemment, vous avez peut-être lu le constat de Sophie Chapelle sur Bastamag au sujet du TAFTA : « la Commission européenne passe 90% de son temps avec les lobbys industriels ». Et dans les 9% accordés aux groupes d’intérêts publics, il n’y a pas que la Nature.

Eh bien ce n’est pas prêt de s’arranger !

FNE a le regret de vous annoncer que le gouvernement français souhaite retirer aux associations FNE et FNH (Fondation pour la Nature et l’Homme), leurs sièges au Comité Économique et Social Européen (CESE).

La meilleure solution pour y remédier, c’est de donner encore plus de poids et de moyens aux associations dont vous aimez le travail et dont vous estimez qu’elles vous représentent utilement. Faites le tour des articles que vous avez partagés et des pétitions que vous avez signées. Qui en est à l’origine ? Qui vous a informé ? Et vous, que faites-vous pour eux ?

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